Mon histoire: Y-t-il un chat dans l’avion?!

Il y a un an et demi, je suis partie m’installer à Istanbul avec mon compagnon. Et bien sûr, il n’était pas question de laisser Mascara derrière moi. Alors une valise dans la main et une cage de transport dans l’autre, j’ai fait mon tout premier voyage en avion, accompagnée de mon chat.

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Les préparatifs :

Se renseigner, une étape pas si compliquée.

Avant toutes choses je me suis bien renseigné sur notre pays d’accueil, la Turquie, en termes de législation. Mon pire cauchemar était de voir mon chat refusé à la frontière. J’ai consulté des sites sérieux, comme le site de l’ambassade de France, de l’ambassade de Turquie, diplomatie.gouv, expat.com et le petit journal de Turquie. Pour chaque article, je vérifiais soigneusement la date de mise à jour pour être certaine de ne pas faire d’erreur. Puis j’ai entamé les démarches auprès de ma vétérinaire à la clinique du Dr Legrand Katel à Lyon. Elle m’a très bien conseillé et rassuré dans mes démarches.

Vétérinaire, vaccins, et passeport en poche, mon chat est comme un vrai citoyen.

Mascara devait s’équiper d’un passeport européen pour animal de compagnie. Le passeport est une véritable pièce d’identité. Il contient le nom du propriétaire de l’animal, son numéro de puce électronique avec la date de pose et l’emplacement de la puce, son nom et sa date de naissance, ainsi que les dates de vaccination, et les certificats de bonne santé de l’animal. Comme pour mes propres papiers, je prends soin de ne pas perdre ceux de mes chats, car ils seront indispensables le jour où nous voudrons rentrer en France.

Pour la Turquie, on nous demandait plusieurs vaccins : rhinotrachéite virale, calicivirus, panleucopénie et rage. Comme Mascara a été vacciné contre la rage sur le sol européen, elle pourra revenir en France sans test sérologique antirabique, le test qui prouve qu’elle n’est bien vaccinée. A condition que je respecte scrupuleusement les rappels de vaccination. Pour mes deux autres chats adoptés en Turquie, le test est obligatoire.

Réservation et organisation.

Vaccin et Passeport à jour, j’ai donc réservé mon billet d’avion, puis j’ai appelé la compagnie pour préciser que je voyagerai avec mon chat en cabine. J’ai donc payé un supplément pour elle. Ma vétérinaire m’avait conseillé d’éviter les voyages en soute, car elle-même avait eu des soucis avec son chien. Lors d’un voyage, l’eau de sa gamelle avait gelé, elle n’était donc pas rassurée sur la température en soute.

J’ai acheté chez botanique une cage de transport homologuée pour les voyages en avion. Ma vétérinaire m’a fourni plusieurs alaises absorbantes pour tapisser le fond de la cage et des comprimés « calmivets » pour l’apaisé pendant le vol. Nous avons testé les cachets deux semaines avant le vol pour être certain qu’il n’y aurait aucun problème le jour J.

Trois jours avant le vol, un dernier petit tour chez le vétérinaire pour un ultime certificat de bonne santé et c’était bon. Dans un coin de ma valise, j’ai glissé sa brosse et quelques jouets. Mon compagnon qui était déjà en Turquie à ce moment là, et avait racheté une litière et des gamelles.

Le grand jour, embarquement pour Istanbul !

Le grand jour est arrivé. Valise bouclée, quelques croquettes dans mon sac cabine, et c’est parti. Nous sommes arrivés à l’aéroport en voiture. Les comprimés anti stress avaient bien fonctionné, mais j’avais très mal au cœur d’entendre mon chat pleurer.

Au moment de l’embarquement, le personnel de sécurité m’a demandé de sortir Mascara de sa cage pour passer sous le portique de sécurité avec elle, pendant que la cage passait au rayon X. J’avais une seule peur, qu’elle se sauve. Mais stressée, elle s’est blottie contre moi, s’est accrochée à mon pull et n’a plus bougé. Nous avons traversé le portique et avancé de quelques mètres sous le regard attendri des autres passagers qui la trouvait trop belle. Je l’ai remise dans sa cage de transport sans trop de difficulté. Dans la file pour la frontière, au moins cinq personnes m’ont demandé comment j’avais fait pour pouvoir voyager avec mon chat.

Au poste frontière, j’ai présenté ses papiers. Comme tout était en règles, je n’ai eu aucun souci.

Décollage, vol dérouté et panique !

Pour me rendre à Istanbul, je ne devais avoir que 3h de vol. Je me disais que cela serait vite passé et que tout ce stress serait très vite un vieux souvenir pour elle et pour moi… ET BIEN NON.

Arrivé au niveau d’Istanbul, je réalise que notre avion n’atterrit pas. Il tourne et tourne encore au dessus de la ville pendant une bonne demi-heure. L’angoisse monte… Et là le pilote annonce que l’avion doit aller à Ankara pour reprendre du Kérosène avant de revenir sur Istanbul. Et Paf, 3h de vol en plus, une longue attente à Ankara, deux atterrissages et deux décollages. Et à chaque décollage, Mascara paniquait dans sa boite à cause de la pression. Je n’ai pas du tout apprécié le comportement du personnel à bord, ni la prise en charge par la compagnie Pegasus airline. Aucun effort pour traduire les annonces en anglais, j’ai du compter sur les autres passagers. Pour un vol qui aura duré plus de 7 heures au lieu de 3, nous n’avons eu qu’un simple verre d’eau. Depuis je voyage seulement avec Turkish Airlines.

En vol, Mascara prenait des positions surréalistes dans sa cage, ce qui m’inquiétait particulièrement. J’ai fini par la laissé sortir pour la laisser dormir contre moi, il n’y avait que ça pour l’apaiser. Et je n’ai observé aucune réaction du personnel face à mon manquement au règlement. Comme pour un bébé, je l’ai changé dans les toilettes de l’avion. J’ai jeté son alaise souillée, et je l’ai remplacé par une propre. J’ai nettoyé son pelage avec une lingette. A la moindre occasion elle se m’agrippait et ronronnait.

Quand notre avion s’est enfin posé à Istanbul, j’étais partagé entre l’envie de pleurer et le soulagement.

L’arrivée!

Au poste frontière d’Istanbul, Mascara était tellement calme dans sa cage que les douaniers ne l’ont pas remarquée et m’ont laissé entrer sans vérifier ses papiers. Mon compagnon m’attendait à l’aéroport complètement paniqué à l’idée que le vol ait rendu notre chat malade. Quelque jour avant, je lui avais dit pour rire que le Calmivet était de la « Marijuana pour chat ». Je n’avais pas pensé une seconde que comme le français n’est pas sa langue maternelle, il prendrait l’information au premier degré. Le soir même il avait appelé un vétérinaire d’Istanbul, qui s’était offusqué qu’on ait pu prescrire de la Marijuana à un chat. Il lui avait alors répondu « Vous savez Monsieur, c’est la France ! ». J’ose à peine imaginer la tête du vétérinaire au bout du fil.

Mascara, ou l’adaptation la plus rapide au monde.

Après une heure de bus, nous sommes enfin arrivés à l’appartement. Je m’attendais à voir Mascara traumatisée et angoissée. Et bien pas du tout ! Après un tour par la case douche pour enlever les saletés qu’elle s’était faite dans l’avion, elle a simplement trouvé la route du lit, et s’est allongé de tout son long en ronronnant. Depuis que nous vivons à Istanbul, elle se porte toujours à merveille.

Beaucoup de préparation et d’organisation, pas mal de stress, mais je ne regrette absolument pas mon choix d’emmener mon chat avec moi. J’espère que cet article aura un peu éclairé ceux d’entre vous qui souhaitent partir à l’étranger et se posent des questions pour leurs minous. Si je n’avais qu’un conseil à vous donner, c’est de bien vous renseigner et de bien vous préparer.

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